Plaidoyer des journalistes prononcé à l’hôtel Hilton

Discours de la présidente de JAFEC.

Madame la présidente de la Commissionde l’Union Africaine,

Monsieur le ministre de la Communication,

Monsieur le Commissaire des Affaires sociales de la CUA, Chers confrères,

Mesdames, Messieurs

C’est avec beaucoup d’émotion que je prends la parole au nom de JAFEC (Journalistes d’Action, Femmes de Coeur), de la Presse économique du Cameroun (Press Eco) et des professionnels de l’information ici présents, pour souhaiter à Madame Nkosazana Dladimi- Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne, une chaleureuse bienvenue. La présence d’un leader politique de son rang au milieu des journalistes que nous sommes est un signe de grande considération. Et mon émotion est d’autant plus forte qu’en ma qualité de présidente d’une association de femmes journalistes, j’ai l’honneur de m’adresser à une femme d’action, leader politique charismatique dont les combats aux côtés de l’ANC ont contribué à la libération de tout un peuple. Votre parcours Madame, de l’ANC jusqu’à la Commission de l’Union Africaine, est un repère pour vos soeurs et vos filles qui croient en l’égalité de chance et qui pensent qu’un leadership féminin doit se consolider en Afrique pour impliquer efficacement la femme aux défis qui interpellent le continent. Nous saluons votre carrière et votre engagement pour l’Afrique. A la Commission de l’Union Africaine, vous avez balisé la voie pour la femme à ce niveau de responsabilité.

En trouvant du temps dans votre calendrier pour venir échanger avec les journalistes et les écouter, nous voulons croire que c’est une autre ère que vous ouvrez : l’ère de la communion des leaders politiques africains avec les professionnels des médias. Nous en sommes flattés. Les journalistes s’affirment davantage aujourd’hui comme des acteurs de développement. Et à ce titre, ils ont leur place dans le chantier de la construction de l’Afrique moderne, l’Afrique dont rêvent les Africains. Nous sommes heureux de savoir que vous l’avez compris en faisant de la Communication l’un des huit piliers de votre stratégie à la CUA.

Dans la mise en oeuvre de l’Agenda 2063, l’un de vos succès à la CUA, nous suggérons à l’Union Africaine de maintenir la considération aujourd’hui accordée à la communication.

Puisque la marche vers 2063 a commencé, il faut dès à présent implanter sur le continent, des médias transnationaux, voire transcontinentaux, puissants, instantanés. Des professionnels locaux aguerris sont là, prêts à raconter l’histoire de l’Afrique telle qu’elle est vécue par les Africains. Ils sont là, prêts à présenter les réformes engagées, vulgariser nos valeurs, mettre en exergue nos réussites, valoriser nos acquis, panser nos plaies, reconstituer notre histoire, raconter nos problèmes, nos conflits avec notre propre perception et relayer les solutions africaines. Le fait que nos médias dépendent des autres pour donner des informations sur ce qui se passe chez nous ne saurait perdurer dans la perspective de la mise en oeuvre l’Agenda 2063. Ce serait malheureux que ce soit les gens d’ailleurs qui donnent une visibilité à cet agenda. Nous doutons d’ailleurs qu’ils le fassent avec bonne foi.

Madame la présidente de la Commission de l’Union africaine,

Les journalistes de JAFEC, de la Presse économique du Cameroun et les acteurs de la presse camerounaise présents dans cette salle plaident auprès de vous, pour que l’Union Africaine fournissent des moyens aux professionnels du continent pour une couverture régulière et instantanées des faits qui se passent sur le continent. Vous nous considérez déjà comme des piliers de développement de l’Afrique. Nous plaidons auprès de vous pour qu’on nous place dans un environnement qui nous permette d’agir comme tels. Le continent regorge de brillants professionnels. Certains ont écrit et continuent d’écrire de belles pages du journalisme africain. D’autres rehaussent de leur talent l’image des médias étrangers. Il faudrait encore et encore mettre un accent sur la formation, le renforcement de capacité de ceux qui exercent déjà pour une meilleure connaissance des institutions de l’Union africaine, la multiplication des écoles de formation pour ceux qui aspirent à la profession. Le Cameroun abrite un campus de l’Université panafricaine. On pourrait souhaiter qu’il y soit ouverte, une école de l’information et de la Communication pour renforcer la production des professionnels.

Le Cameroun pourrait aussi à plus d’un titre être une belle plateforme pour l’implantation de puissante institution médiatique transafricaine que nous appelons de tous nos voeux et dont l’écho serait aussi retentissant que les médias occidentaux qui nous inondent d’informations parfois erronées sur l’Afrique. Ne l’oubliez pas, c’est au Cameroun que la CUA a commencé à sensibiliser les journalistes sur l’Agenda 2063. Le Cameroun est situé au coeur de l’Afrique et la nature a fait du pays une Afrique en miniature. Les quatre langues de l’UA sont parlées au Cameroun. Le français et l’anglais sont des langues officielles, l’espagnol est enseigné dans le secondaire et à l’Université, l’arabe dans les écoles coraniques.

Madame la présidente,

C’est un moment historique que nous sommes en train de vivre avec vous. Nous voulons vous écouter. Mais déjà, je vous prie d’user de votre influence pour que des moments comme ceux-ci s’inscrivent dans la durée. Les journalistes veulent que les leaders africains se rapprochent d’eux pour projeter ensemble l’Afrique dont nous voulons. Au nom de mes confrères, je vous dis merci pour ces moments uniques ! Bon séjour au Cameroun, bonne fin de mandat à la tête de la CUA et surtout bonne chance dans votre nouvelle vie après la CUA. Je vous remercie pour votre aimable attention !

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lerool

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